Mobilier
Une richesse intérieure flamboyante
La cathédrale Notre-Dame a conservé une partie importante de son mobilier, miraculeusement épargné par la Révolution.

Tour d’horizon
Du XIIIème siècle subsistent les vestiges d’un dallage sculpté de motifs les plus variés et quelques sculptures, des chefs d’oeuvre comme le cénotaphe (tombeau vide) de Saint-Omer ou le Grand Dieu de Thérouanne.
La sculpture funéraire forme un ensemble remarquable illustré par des exemples s’échelonnant du IXème au XVIème et d’où émerge le fameux mausolée d’Eustache de Croy réalisé par Jacques Du Broeucq, l’un des plus grands représentants de la Renaissance flamande.
Cette présence flamande se poursuit au XVIIème siècle à travers le maniérisme des clôtures de marbre polychrome des chapelles et le mouvement baroque de la descente de croix de Rubens. Ce style caractérise aussi le buffet d’orgue, oeuvre magistrale du début du XVIIIème siècle réalisée par les frères Piette, menuisiers audomarois. C’est à un autre Audomarois, Pierre Enguerran, que l’on doit l’horloge astrolabe, dont le mécanisme, toujours en état de marche, remonte à 1558.

Invitation au voyage
Un certain guide indique trois heures de
visite pour la cathédrale de Saint-Omer,
pour une à deux heures soit à Chartres,
soit à Amiens, soit à Paris. Pourquoi ?
Avez-vous déjà flâné dans votre
cathédrale ? Oui ? Dans ce cas, rappelez
vous, ou laissez-vous aller à la rêverie…
Empruntons la nef et regardons la chaire,
elle provient du couvent des Dominicains.
Et ces albâtres, les avez-vous observées ?
Quelle finesse de travail, il faut en faire le
tour complet pour les apprécier.
Etape suivante, le choeur et les stalles,
mais au fait où sont les Apôtres ? Ils sont
les piliers de nos évangiles et aussi les
piliers du choeur.
Dans le déambulatoire,
une belle Nativité, mais où est
sa version moderne ?
Quelques détails ont changé, il faut
que la lumière du soir vous éclaire…